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ou « UNE LANGUE, UNE NATION » entre Nation et nationalités C’est toute l’histoire contemporaine de la Révolution aux deux guerres mondiales que nous allons ainsi survoler. Et à présent la 2e guerre mondiale et le XXIe siècle...


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39-45 « UNE NATION, UNE LANGUE » (4e partie)

ou « UNE LANGUE, UNE NATION » entre Nation et nationalités
C’est toute l’histoire contemporaine de la Révolution aux deux guerres mondiales que nous allons ainsi survoler. Et à présent la 2e guerre mondiale et le XXIe siècle...


Ce principe appliqué au XXème siècle : 39-45

Suite logique de la 1ère guerre mondiale, voici déjà le temps de la 2ème guerre mondiale qui en est issue. Selon le célèbre historien français Jacques Bainville, le traité de Versailles était «une paix trop douce pour ce qu’elle a de dur et trop dure pour ce qu’elle a de doux». Il imposait des dommages de guerre à l’Allemagne qu’elle ne pouvait pas rembourser ce qui la précipita dans la crise économique à long terme. D’autre part rien n’était clairement prévu en cas de réarmement de l’Allemagne. On avait laissé l’Allemagne en l’état (à la différence de l’Autriche) avec toute son unité et toute sa puissance potentielle. Cette deuxième guerre mondiale était déjà en ligne de mire, selon Bainville. Cet historien a décrit (dans un livre* « les Conséquences politiques de la paix » paru en 1920, *« chef d’œuvre de l’analyse géopolitique») toutes les étapes qui de ce traité allait conduire l’Allemagne et le monde à la guerre (à savoir le pangermanisme : avec l'annexion de l'Autriche par le Reich, la crise des Sudètes avec la Tchécoslovaquie et un pacte germano-russe contre la Pologne). Ce que le Maréchal Foch confirmait lui-aussi en 1920 : « Ce n’est pas une paix, c’est un armistice de vingt ans ». Et pourtant Hitler à l’époque n’existait pas encore. Par contre, comme le découvre Bainville,

un fil d’Ariane existe dans toute l’histoire

: « les mêmes causes produisent les mêmes effets ».. Ce sont là les leçons de l’histoire qui nous conduisent d’une époque à l’autre, de la première guerre mondiale et du traité de Versailles à la deuxième guerre mondiale (selon toutes les étapes décrites par Bainville en 1920). Une fois encore « une langue, une Nation », et cette fois avec Hitler qui a enfourché le cheval de retour du pangermanisme. D’abord avec la question des Sudètes qu’il détache de la Tchécoslovaquie (1938) ; de l’Autriche (Etat où l’on parlait allemand et qui ne faisait pas encore partie de ce 3ème Reich fondé par Hitler) qui va connaître l’ « Anschluss » (1938) ; du couloir de Dantzig et des anciennes possessions prussiennes en Pologne, (où certaines populations parlent allemand) qui va lui donner prétexte pour envahir la Pologne et ainsi à nouveau, par le jeu des alliances (comme pour la 1ere guerre mondiale), déclencher cette nouvelle guerre mondiale (1939).** Cette deuxième guerre mondiale va faire 50 millions de victimes à travers le monde jusqu’en 1945.**

A l’orée du XXIème siècle

Après 1945 et la Conférence de Yalta, l’Europe sera coupée en deux. Avec à l’est, un bloc communiste créé et figé par Staline et l’Union soviétique jusqu’en 1989, où s’effondre le mur de Berlin. Après la fin de ce rideau de fer ce principe des nationalités reprendra vigueur avec les éclatements pacifiques de l’Union soviétique (1991 – qui a aussi pour raison d’en finir avec le communisme) et de la Tchécoslovaquie (1993). Et par la guerre en Yougoslavie (1991-1995). Puis à l’intérieur de ces différents nouveaux états avec les conflits en Tchétchénie, Kosovo, Crimée,…En Europe de l’Ouest aussi, plusieurs référendums d’indépendance sont envisagés pour les mêmes raisons (sous le nom cette fois d’ « Europe des régions » ou des ethnies, qui s’opposerait à l’Europe des nations) en Ecosse, Catalogne,… Quand on sait que rien que sur le continent européen, il y a près d’une centaine d’ethnies réparties en quelques dizaines d’états, on comprend que ces principes des nationalités ou des ethnicités pourraient déclencher encore bien des conflits au XXIème siècle.

EN CONCLUSION

Toujours à cause de ces principes révolutionnaires. Principes de Nation contraire au « creuset de la Nation » composée de plusieurs langues, de plusieurs peuples, mais rassemblée dans une histoire commune et une communauté de destin. Telle que la France et sa civilisation l’avait forgée en plus de dix siècles. Avant la tourmente révolutionnaire. Alors que l’idée de Nation qui permet de conquérir ou annexer des terres qui parlent la même langue ou de faire exploser d’autres Etats parce qu’ils sont multilingues est un principe destructeur qui a pour effet de semer guerres et révolutions. Exportée à travers l’Europe et le monde. De ce principe sont nées ces guerres de 1870, de 14-18, de 39-45.** Et leurs dizaines de millions de morts à travers le monde.** « Qui sème le vent, récolte la tempête ». On ne sème pas le vent des idées révolutionnaires, sans récolter la tempête des pleurs et des grincements de dents, et des morts par millions.

C’était là un survol de cette histoire du monde, de 1789 à nos jours, dans l’application de ces principes de la Révolution : « une Nation, une langue » - « une langue, une Nation ».


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