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L'Univers de l'Islam en 4 mots: cette fois-ci les Musulmans. Pour éviter l’amalgame, mais pas se voiler la face.


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les secrets de l'Univers de l'Islam (4e) : les Musulmans

L'Univers de l'Islam en 4 mots: cette fois-ci les Musulmans. Pour éviter l’amalgame, mais pas se voiler la face.


Suite à des interventions que nous avons faites au Conseil de l’Europe et au Parlement Européen, voici quelques poussières pour mieux comprendre ce qui se passe en France et dans le monde aujourd’hui. Pour éviter l’amalgame, mais pas se voiler la face. L’univers de l’Islam pourrait se résumer en quatre mots : Coran, Islam, Islamisme et Musulmans.

4° MUSULMANS

Il est utile de bien distinguer le terme de « Musulmans » des trois autres mots : Coran, Islam et Islamisme. La clarté permet de ne pas faire d’amalgame.

Être musulman c’est un héritage familial, pour la plupart ce n’est pas un choix personnel.

D’ailleurs quand il y a tout de même conversion, c’est bien différent que de se convertir, par exemple, à la religion chrétienne. Pour cette dernière, il faut trois ans de catéchuménat, trois ans de formation avant d’être baptisé. De même pour les plus jeunes : ils ont au moins une année avant la première communion, une année avant la profession de foi, voire encore une autre année pour la confirmation.

Par contre pour celui qui veut se convertir à la religion musulmane, il va faire sa « shaada », dire officiellement (devant un imam ou des témoins) : "J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah et j'atteste que Muhammad est son Messager". C’est fait en moins d’une minute, comme en attestent bien des sites sur internet. C’est le fort extérieur qui compte. C’est aussi l’action visible (et non pas le cœur) qui se concrétise dans les cinq piliers de l’islam : le premier, c’est la profession de foi prononcée devant témoins; le deuxième, les cinq prières quotidiennes ; le troisième, l’impôt obligatoire (la « zakat »), environ 2,5 % sur les économies annuelles, en théorie destiné aux nécessiteux ; le quatrième, le jeûne du ramadan ; le cinquième, le pèlerinage à la Mecque au moins une fois dans sa vie. A cela on rajoute le « halal », qui veut dire « permis », « licite » aussi bien dans la nourriture, les boissons que dans la « charia » par opposition à tout le reste qui est « interdit ». En remplissant toutes ces obligations on est considéré comme un musulman pratiquant. Ce que l’on pense à l’intérieur reste son jardin secret. Il n’y a pas de relation obligatoire et personnelle à Dieu. Si on reste de manière visible toujours soumis aux piliers de l’islam, à la loi de la « charia » et au Coran. Après à chacun, s’il le souhaite, d’imiter les actions et la vie du prophète, dans la mesure du possible. Et dans la vie sociale de son pays en appliquant la « charia » dès que le pays pourra devenir musulman.

Il faut donc bien distinguer les « musulmans » qui sont simplement des héritiers, soumis à ces diverses lois, qu’ils n’ont pas choisies personnellement. Ils n’ont pas choisi d’être musulman. C’est un héritage de plusieurs siècles ou de plus d’un millénaire. Au point que, s’ils choisissaient de s’en extraire, - l’apostasie - dans un certain nombre de pays ils risqueraient au minimum la prison et peut-être même la mort. Là où règne l’esprit islamiste fondamentaliste -dans des groupes ou des États - on condamne ces apostats à être décapités ou à mourir d’une manière ou d’une autre, officiellement ou par la main d’extrémistes. Au Pakistan notamment pour éliminer ces apostats on passe par une loi sur le blasphème qui prévoit la condamnation à mort ou la prison, mise en œuvre par les services de l’État. Une jeune femme pakistanaise Asia Bibi chrétienne a été condamnée à mort en application de cette loi : et suite à la mobilisation internationale, sa condamnation n’a pas encore été exécutée, mais elle demeure toujours, depuis de nombreuses années en prison. Ce sont des milliers de personnes qui sont ainsi poursuivies, condamnées, et qui risquent la mort, au Pakistan et dans d’autres pays islamiques. On y voit des personnes - parce qu’elles renoncent à la religion musulmane- accusées de blasphémer en reconnaissant Jésus comme vrai Dieu et vrai homme. Et dans ces pays – comme aujourd’hui en France- les plus fanatiques n’attendent pas que l’Etat applique la sentence pour persécuter ou exécuter sauvagement ces chrétiens récalcitrants. Une pression extraordinaire est faite sur tout musulman (qui songerait à changer de religion ou à émettre des doutes) pour que le fort extérieur reste musulman et là bien sûr ce n’est pas un choix qu’ils font. Sinon il faut qu’il quitte tout – famille, travail, pays - pour s’exiler à l’autre bout du monde et vivre librement sa foi.

Ces quelques dernières dizaines d’années on voit monter l’islamisme qui persécute les chrétiens mais aussi et d’abord les musulmans modérés, et rendent la vie très difficile, dans les pays à majorité musulmane, aux chrétiens, aux juifs, et autres minorités qui trop souvent n’ont pas d’autre choix que de s’exiler. Il n’en était pas toujours ainsi. Malgré des périodes de fièvre et de persécution au fil des siècles.

Inch'Allah est une transcription francophone de l’expression arabe qui signifie « si Dieu le veut ». Dans les pays arabes, ce terme est utilisé par les chrétiens et les musulmans avec la même signification, comme inspirée de l'épître de Jacques : « si Dieu l'a dit, nous vivrons et ferons ceci ou cela ». (Jc 4:15). Cette expression résume bien cette douceur de vivre, cette confiance sous le regard de Dieu que l’on pouvait trouver dans les pays arabes.

Dans un passé proche la plupart des pays musulmans connaissaient une certaine douceur de vivre comme en témoigne le monument de la littérature arabe « les Mille et une nuits ». Malgré une certaine pauvreté des masses, un certain fatalisme et un souhait de paix et de prospérité modeste semblait animer les musulmans de ces pays. Ainsi l’accueil du voyageur était une obligation joyeuse, on partageait ce que l’on avait. On pouvait laisser, par exemple, son vélo sans cadenas avec peu de risque de se le faire voler. Un encadrement de la famille et des voisins suffisait à éviter les débordements notamment des plus jeunes. La tradition suffisait à garantir cette paix sociale.

Mais avec la migration d’un certain nombre vers les pays occidentaux, chez nous l’atmosphère n’est plus la même. (Ce qui choque beaucoup par exemple des étudiants arabes qui viennent simplement faire des études en France !) Les racines avec la famille, les voisins, les coutumes, le respect des autres : tout a été coupé ! Ce sont des « déracinés ». On en voit les conséquences dans nos banlieues. C’est le contraire de cette douceur de vivre, de cette paix, « ās-salām ʿalaykum » (« que la paix soit sur vous » ).

De même la montée de l’islamisme et ses causes, ainsi que les guerres (au Moyen-Orient et les conflits entre sunnites et chiites) ont bien tendu l’atmosphère dans les pays musulmans.

En Conclusion :

Mais en revenant à cette tradition d’accueil, de solidarité, de paix, les musulmans pourront partager les mêmes valeurs essentielles que pourraient aussi redécouvrir les chrétiens en renouant avec leurs racines chrétiennes. Et en s’éloignant du matérialisme, du veau d’or, de la mondialisation et en retrouvant les vraies valeurs d’attention aux plus petits, de famille, de respect de la vie, de paix et d’amour. Tout se trouve déjà dans l’Évangile pour les chrétiens et dans les racines judéo-chrétiennes du Coran pour les musulmans. A condition qu’ils classent les sourates et les haddiths en mettant en priorité celles du temps de la prophétie par rapport à celle du glaive.

Et c’est la paix et la concorde qui retrouveront leur place.

« Inch’Allah » Si Dieu le veut

  • « Wa'alaikum Assalam » – Que la paix soit également sur vous

*« Et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté » *(Luc 2,14)

** (à consulter aussi sur l'Univers de l'Islam les autres mots: Coran, Islam, Islamisme, en " Poussières d'étoiles")**


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